Signes et Improvisation ?>

Signes et Improvisation


Public concerné :
tous publics, à partir de 7 ans
Effectif : variable selon le projet
Nombre d’heures proposées : variable selon le projet
Mots clés : collectif, prise de parole, spontanéité, codes, improvisation, écoute

Le signe peut être un geste, un caractère graphique, un mode de communication, il peut être un marqueur identitaire ou simplement un code conventionnel, il peut être une mimique furtive ou une marche rituelle.

 

Descriptif de l’atelier :

Le signe, c’est un mot « valise » qui nous donne à la fois le sens général et les déclinaisons possibles. La transmission de codes à travers le soundpainting ou la mimophonie va donner les clés de la pratique collective.

MIMOPHONIE : En Corse, sur les bases du chant polyphonique traditionnel, la mimophonie est une méthode immédiate pour noter, mémoriser, improviser. Elle permet aussi la composition en temps réel de polyphonies vocales ou instrumentales4. Nous utilisons cette représentation gestuelle des degrés d’une échelle pour improviser des polyphonies.

SOUNDPAINTING : c’est un langage de direction d’orchestre et de composition en temps réel, créé et développé par le compositeur new-yorkais Walter Thompson. Destiné aux musiciens, mais aussi aux danseurs, acteurs, poètes et plasticiens travaillant dans le domaine de l’improvisation structurée, ce langage contient à présent plus de 750 signes qui permettent au chef d’orchestre-compositeur d’indiquer aux interprètes le type d’improvisation désiré. Le déroulement de la composition est ainsi contrôlé grâce aux paramètres définis par chaque groupe de signes, de gestes.

C’est à travers cette pratique directe et rapidement accessible que nous tenterons de créer une mémoire collective de gestes. Le répertoire pourra également avoir un lien au signe, d’une façon différente. Il existe par exemple au Pays basque (province de Xiberua) des formes vocales particulières prenant appui sur une sorte de figuralisme « augmenté ». C’est le cas par exemple du chant « Belatxa » qui représente le vol d’un rapace. En réalité, ce chant dépasse ce figuralisme puisqu’il est un signe d’appartenance à une maison, un village, une famille,… Le berger le chante comme une ritournelle élaborée qui le lie à sa racine et revêt donc une autre forme de signe, celle du marqueur identitaire.

De la même façon, nous pouvons relever les signes ou signaux représentatifs de notre environnement (la sonnerie du collège, le vacarme produit par une porte dans la résonance du couloir, le téléphone du bureau de l’accueil,…), et en faire un langage propre. Le mouvement est également une déclinaison importante du « signe ». Il est présent sous la forme de l’attitude observée et caractérisée (ou caricaturée), de l’invention, de la répétition de mouvements plus collectifs comme des déplacements de foule, de procession, ou de chorégraphie plus élaborée.