Didier Ithursarry Trio (DIT) ?>

Didier Ithursarry Trio (DIT)

« ATEA », c’est « la porte » en langue basque.

Celle qui rassure, qui claque, qui invite ou intrigue.

Témoin, gardienne d’histoires de vies, d’humeur et de sueur..

Entrer ou sortir. S’arrêter. Traverser. Passer d’un monde à un autre, de l’ici vers l’ailleurs, du souvenir à la destination rêvée, du réel à l’imaginaire, jusqu’à l’inconscient.

C’est avec Pierre Durand à la guitare et Joce Mienniel aux flûtes que Didier Ithursarry nous invite dans les méandres de son intimité et de ses inspirations.

Frapper à la porte d’un troquet, d’une ferme basque, d’un palace, d’une maison du quartier Lapa à Rio, d’une habitation du Pays Dogon, ou à la porte du 221B Baker Street à Londres…

Entrez…

Assez vu. La vision s’est rencontrée à tous les airs.
Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours.
Assez connu. Les arrêts de la vie. – Ô Rumeurs et Visions !
Départ dans l’affection et le bruit neufs !

Arthur Rimbaud, Départ / Illuminations

Né à Bayonne, Didier Ithursarry découvre l’accordéon à l’âge de 7 ans. Il suit conjointement les cours de Gérard Luc pour l’instrument, et des cours de solfège et percussion au Conservatoire de Bayonne.

En 1988, il intègre la classe d’accordéon de Myriam Bonnin au Conservatoire National d’Orsay, où il obtient une médaille d’or en supérieur, un prix de perfectionnement et le diplôme d’état d’enseignement (D.E).

Parallèlement, c’est dans les salles de bal, les scènes de musiques populaires et traditionnelles du Pays basque que Didier fait ses premières armes.

Il s’installe à Paris en 1996. Il multiplie tout d’abord les expériences dans le milieu de la chanson (Clarika, Susy Firth, Manau, Juan Carlos Caceres, François Béranger…), le théâtre (Alfredo Arias, Annie Fratellini, Jérôme Savary…), les séances d’enregistrements (Bernard Lavilliers, Zazie, Ute Lumper, Julien Clerc, musiques de film…).

Vient alors ses premières rencontres avec des musiciens de jazz : Serge Luc, Jacques Vidal, William Chabbey… Claude Barthélémy, qui l’invite tout d’abord a rejoindre son quintet «Sereine» puis l’Orchestre National de Jazz (ONJ) de 2002 à 2005. Il participe aux créations d’Olivier Lété, Sébastien Llado, Jean Marc Padovanni, François Jeanneau, Philippe Lemoine, Christophe Monniot, Denis Charolle…Il joue au côté de Franck Tortiller, Jacques Mahieux, Médéric Collignon, Rémi Charmasson…Croise la route d’André Minvielle, Denis Colin, Sayag Jazz Machine, Les Yeux Noirs, Jacques Rebotier, Louis Sclavis, Eric Séva, Jean Philippe Viret, Marc Ducret, Emmanuel Bex, Mathieu Donarier, Sébastien Boisseau, Sylvain Rifflet, Christophe Lavergne, Claus Stötter… Collabore avec les danseurs contemporains Ghislaine Avan, Haim Edry, Karim Sebbar.. ;Prend part à la direction musicale du trio du chanteur Sanseverino (pour lequel il obtient le Prix Gus Viseur 2008)…

Aujourd’hui, outre les collaborations fidèles avec Jean Marie Machado et son orchestre « Danzas », le « Brass Spirit » de Gueorgui Kornazov, l’ « Orphicube » d’Alban Darche, « Lagrimas Azules » de Geoffroy Tamisier, l‘« Organik Orkestra » de Jérémie Ternoy et Kristof Hiriart, les projets symphoniques de Guillaume St James, les invitations de « Art Sonic » pour le « Bal perdu », « Whispers »de Jean Christophe Cholet/ Mattieu Michel/Ramon Lopez/HeiriKaenzig, « Une nouvelle terre » de Monniot/Chevillon/Vaillant/Oliva/Ducret; il développe ses propres projets soit en Coleader : les duos « Bilika » avec Kristof Hiriart, « Lua » avec Jean Marie Machado, « Oboréades » avec Jean Luc Fillon, « Hymnes à l’amour » avec Christophe Monniot ; le « B.D.O » avec Geoffroy Tamisier, Jean Louis Pommier et François Thuillier ; « Atlantique » trio avec Jean Christophe Cholet et Matthieu Michel, soit en leader : son quartet « Kantuz » avec Jean Charles Richard, Joe Quitzke, Matyas Szandai (Prix Gus Viseur), et son tout dernier projet en trio avec Joce Mienniel et Pierre Durand « Atea ».

©Malik Chaib